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"…le camarade de Limon que, trépignant d’envie, ils étaient prêts à tuer ou à porter en triomphe — cela dépendait souvent de ce qui leur restait, de la somme des rêves et du souvenir des dettes —, qu’ils regardaient prendre dans ses bras la montagne de pièces qu’il fallait tant il y en avait, transformer en billets, qu’ils laissaient s’en aller sur sa moto — alourdi, illuminé dans le Passage aussi beau autour de lui qu’une Voie Lactée — sonnés, éblouis, impuissants, sans même lui demander de partager, car ils auraient tout gardé aussi, avant de revenir ensemble vers la machine, encore plus tendus, pressés, exigeant un miracle…"
Annotation d’Oriane (feutre noir à pointe émoussée) : je trouve faciles ces phrases haletantes jouant sur des incises permanentes, des emboîtements de propositions dans des propositions, l’accumulation d’adjectifs ou de participes passés. Bien qu’il y ait un certain confort facile à se laisser entraîner (cela agit pour moi comme lorsque je me laisse hébéter par la télévision, le même rythme) l’esprit y perd son souffle qui ne sait plus ni où s(arrêter ni à quoi se raccrocher. Ce n’est pas ainsi que je veux écrire : je préfère les phrases sèches hachées, inconfortables.
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